

BIOGRAPHIE

Parc de Thoiry - 1976
Il revient à Paris fin juin, nommé Chancelier de la Section consulaire de l’Ambassade d’Uruguay, poste qu’il occupera jusqu’en 2002. Il mène parallèlement son activité de peintre, se libère des cours qu’il suivait à l’Académie JULIAN et commence à peindre seul.​
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En 1974, désireux d’aider les jeunes artistes, dont plusieurs uruguayens, il participe à la création de l’association CIPA, fondée dans le but de leur permettre de parfaire leur enseignement artistique et d’accéder à l’exercice de leur profession. Il collaborera à la réalisation de plusieurs manifestations pour les faire connaître, dont une en 1984 au Théâtre des Champs Elysées et une autre en 1989 sur la scène de l’Unesco.
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En Janvier 1976, son Père meurt à Montevideo. Le 11 Juin 1977, il épouse Danielle AMIOT en l’Eglise St Louis des Invalides à Paris et son témoin est le Dr Jorge BARREIRO, Ambassadeur de l’Uruguay en France. Ils habitent rue des Mathurins 75008 PARIS.

Inauguration de l'expo au Caire. Avec l'Ambassadeur d'Uruguay en Egypte, M PIRRIZ BALLON, et le Ministre de la Culture, M Farouk OSNI - Décembre 1987
Il retrouve, en 1984, le sculpteur uruguayen Ricardo SANTERINI, qui rentre d’un séjour en Inde et vient s’installer à Paris. Amis de longue date, Ils travaillent souvent ensemble, et il réalisera deux sculptures en plâtre de garçons de café, (assis, debout) qu’il souhaitait passer ensuite en acrylique.
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En Avril 1989, Ils s’installent Avenue Claude Vellefaux 75010 PARIS. Le 18 Juillet Il fait un accident cardiaque, et sera soigné à l’hôpital militaire du Val de Grâce à PARIS. Suivront deux séjours de récupération en Touraine et en Normandie. Au cours de cette coupure dans sa vie professionnelle et artistique jusqu’en septembre, il dessine beaucoup.
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Il participe en Mai 1999 à PARIS - LA DEFENSE:Toit de la Grande Arche, à la 1ère Biennale d’Art d’Amérique Latine : “El peso del arte de América latina”. En 2002, Il quitte l’Ambassade et voyagera, renouant avec des amis connus tout au long de sa carrière, ou visitant sa famille en Uruguay.

A l'Expreso Pocitos, Montevideo-Février 2020
Alfredo RIBOIRA-MARTINEZ naît le 15 Décembre 1941 à Jose Pedro Varela (Lavalleja URUGUAY). Il passe sa jeunesse à la campagne. En 1954, ses parents viennent s’installer à Montevideo, et il continue ses études au collège de la Sagrada Familia. Il dessine déjà beaucoup et son parrain le présente à un ami, Jonio MONTIEL, peintre, élève de TORRES-GARCIA. Il fera ses premières études de peinture auprès de lui. En 1960, il entre aux Beaux-Arts à Montevideo.
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En Avril 1963, il quitte Montevideo et vient à PARIS : il s’inscrit aux cours pour étrangers de l’Ecole des Beaux-Arts. Il travaille à la Bibliothèque du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) quai Anatole France et découvre le monde artistique parisien. Il loge rue Geoffroy St Hilaire 75005 Paris. Tout en suivant ses cours aux Beaux -Arts, il se nourrit de tout ce qu’il découvre. Il s’intéresse à la rue, à ceux qui l’animent.

Paris, Rue des Ecoles-1983
En Mars 1979, ils déménagent rue des Ecoles 75005 Paris. Au cours de cette même année, il réalisera des gravures avec le peintre-graveur uruguayen Antonio ANDIVERO dans son atelier à TRAPPES (Hauts de Seine) avec lequel il tissera des liens d’amitié jusqu’à la mort de ce dernier en 2017.
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En Septembre, il participe au Grand Concours pictural "Café de la Paix" à Paris : Il y reçoit le 7ème Prix du Public sur 362 participants. Il choisit de représenter un garçon de café, symbole de Paix, la tête en forme de colombe.

Paris, Rue des Ecoles-1984
En 2008, il déménage à PANTIN 93500 et y retrouve ses habitudes en dessinant ce qu’il voit dans la rue ou près du canal de l’Ourcq, assis à la terrasse des cafés avoisinants, utilisant l’eau brune des cafés ou des thés pour ombrer ou faire ressortir ses dessins. Au fil des années, son regard a évolué et il voit son garçon de café d’une autre manière, dans un autre contexte, ainsi que les autres personnages qui composent ses sujets préférés.
Après avoir vécu plus de 50 ans à Paris, il revient début Décembre 2019 à Montevideo avec son épouse vivre auprès de sa famille et s’installe à POCITOS. Il commence à y installer son atelier, dessine beaucoup, mais la pandémie du COVID paralyse ses projets en 2020.
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C'est dans cette même année, qu'il engage une demande de nationalisation française. En effet, il était perturbé par cet éloignement de la France, et ressentait le besoin de témoigner de la richesse de ces années passées à Paris. Le temps lui manquera pour conclure sa démarche car il tombe malade fin décembre. Il souffre de troubles respiratoires.
Après deux années à Paris, il retourne en février 1965 à Montevideo. Il travaille à la Direction Générale de la Poste, se joint à un atelier de céramique et participe à plusieurs expositions collectives. En avril 1971 il réalise sa première exposition personnelle à PUNTA DEL ESTE, sous le patronage du Ministère des Transports, Communications et Tourisme.
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En Mai 1972 il retourne à PARIS. Il habite rue Mayet 75014 Paris et en dehors de ses cours à l’Académie JULIAN, il effectue des gardes de nuit à la clinique de la Roseraie à AUBERVILLIERS.
Le 15 Avril 1973, sa mère décède à Montevideo lors d’une opération qui devait être bénigne. Il part aussitôt rejoindre sa famille. En Mars/Avril il participe, alors qu’il est à Montevideo, au 84ème Salon des Indépendants au Grand Palais.
Il est hospitalisé le 15 Mai 2021. Il réalise 3 derniers croquis dans son lit d’hôpital, et meurt d’une thrombose pulmonaire le 18 Mai. A cause du climat enfiévré dû au Covid, il sera enterré le jour même sans que sa famille ne puisse ni le voir ni lui dire adieu.