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PRESSE

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“RIBOIRA, LE JEUNE ARTISTE AUX FIGURES SOLITAIRES”

journal EL DÍA - 18 Juin 1971 - par Eduardo VERNAZZA

La plupart de ses peintures représente des figures solitaires avec des attitudes courantes. Il utilise comme technique une ligne ferme et décidée. Il essaie de rendre hommage aux personnages qu´il nous décrit, en les présentant seuls sur un fond qui comporte des formes évocatrices. Ce qui représente sans doute un des aspects les plus forts de son dessin. La couleur, généralement étalée en une seule couche d´encre, fait ressortir et souligne les conditionnements de son expression plastique. Il n´y a que le contour vigoureux de ses personnages, silhouettes sortant du fond, qu’il soit obscur ou en couleur. 
"Au moment de peindre, je ressens le besoin élémentaire de tout artiste: communiquer." .."J´aspire à ce que les autres, c´est à dire, ceux à qui s´adresse la création, puissent participer pendant  un instant à ce monde qui coule constamment dans et avec la réalité qui nous entoure.
"Je ne fais pas cela dans un intérêt exclusivement esthétique, j´essaie plutôt de capturer l´image de figures souvent très regardées mais en réalité très peu observées.
"À l´intérieur de cette thématique, les images les plus habituelles sont celles des serveurs de café, des blanchisseuses, des servantes, des retraités. En somme l´image de ceux qui passent la plupart de leur temps à faire des travaux durs et pénibles et qui deviennent plus tard des êtres oubliés par tout le monde. Voici l´essentiel de mon travail: l´isolement, l´indifférence dans laquelle ils se trouvent. J´essaie de les dessiner seuls, comme si le reste du monde n´existait pas".

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1978 ARTISTAS EN EL EXTERIOR_edited.png

"DE LAVALLEJA À PARIS"

journal EL PAIS DE LOS DOMINGOS - 30/4/1978 - par A. CERVINO

L’entretien avec Alfredo RIBOIRA  a lieu en marchant tout au long du Boulevard St Germain sous la bruine et assis à l´intérieur d´un café parisien. Malgré la petite pluie persistante, avec sa patine grisâtre qui dilue doucement le contour des choses, Paris garde son charme.    Alfredo RIBOIRA est aimable et communicatif. Malgré sa jeunesse il possède une formation intellectuelle solide. Né à Lavalleja, en Uruguay il  fait ses premières études avec le peintre Jonio MONTIEL, disciple de Torres García et à l´école des Beaux-Arts à Montevideo. En 1963 il s´installe à Paris où il poursuit des études aux Beaux-Arts. Plus tard pendant les années 1965-72 il expose ses œuvres en Uruguay  au Salon National, au Cercle des Beaux -Arts, lors de la première Foire internationale de Punta del Este,  lors de la première Foire d’Art d’ El Pais, à l´Institut Panaméricain de la Culture, à Punta del Este sa première exposition personnelle sous l’égide du Ministère des Transports, Communications et Tourisme et à la Galerie Boul-Mich.

De retour á Paris, il participe au Salon des Indépendants , au VIème festival de la peinture á Cagnes-sur- Mer, au XVIème et XVIIème  Salon International de Paris Sud où il obtient une mention Honorable et il y a quelques mois à Barcelone, à la « Monroe´s Gallery » et à la galerie « Temps ». Actuellement il expose son œuvre à la Galerie X à Paris. Ses peintures ont reçu des avis remarquables de la part des spécialistes uruguayens et européens.   
Par rapport à sa création en tant qu´artiste il déclare : "la peinture représente pour moi l´impérieux besoin que doit ressentir tout homme: la communication". Ce qui nous frappe surtout c´est la solitude de ses personnages. Insérés dans un fond, bien souvent flou, ses figures semblent suspendues dans le temps et l´espace. Quand on parle de son œuvre on dit que la figure humaine domine la thématique du peintre. Elle se présente toujours dans des milieux solitaires, parfois suspendue dans le vide.
"J´ai essayé de capter l'image de figures bien souvent regardées, mais peu de fois observées". En effet les figures de RIBOIRA n´ont pas de visage. "C´est précisément par ce qu´elles n’en n’ont pas pour nous! Te souviens-tu du visage du garçon qui t´a servi le café il y a un moment?" 
Ce sont des êtres anonymes mais qui pourtant sont toujours présents. Mais pourquoi sont-ils toujours solitaires? "C´est par ce qu´en réalité nous sommes toujours seuls.  C´est peut-être une réminiscence existentialiste?   Nous faisons tous partie de cette philosophie. L´angoisse existentielle est un fait que je ressens, pas comme un traumatisme, mais comme une réalité".


La vie est un jeu                                                                            

C´est facile d´imaginer les artistes comme des bohémiens, avec une tenue physique négligée, désorientés  et étrangers.  RIBOIRA est l´antithèse de cette image. Habillé convenablement, avec élégance et bon goût il possède le raffinement et les manières d´un véritable gentleman.
La pluie a cessé et nous prenons le Boulevard Saint Michel. Lui faisant part des mes observations sur sa tenue, l´artiste sourit et demeure quelques minutes en silence. Soudain il signale un jeune habillé en hippie qui offre ses œuvres aux passants qui l´entourent: "Regarde ce garçon,. Tu crois qu´il est réellement comme ça?"·
"Peut être il vient d´une famille plus bourgeoise que nous, mais il aime son rôle, il joue à être hippie. D´après Camus: rien n´est ce qu´il est, chacun joue le rôle d´être ce qu´il croit être". "Même du point de vue idéologique", ajoute RIBOIRA, "il y a une mise en jeu. Il y a des postures qui sont convenables par ce qu´elles sont snobs ou parce que ça a l´air bien. Je ne suis pas du tout gêné de reconnaitre ma plus grande admiration pour le Partido Nacional. Mon grand-père a été Commandant d´Aparicio SARAVIA, et quand j´étais à l´école je me sentais très fier de danser Le Pericón avec un foulard qui lui appartenait."


Une touche de couleur                                                                  

-Quelles sont les techniques que tu utilises ? "J´emploie l´acrylique, avec des figures simples et stylisées ayant pour base le blanc, le gris et le noir avec des touches de couleur." La critique espagnole a souligné que les procédés techniques de l´auteur font partie de ce qu´on appelle maintenant techniques mixtes.         

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RIBOIRA: RÉFLECTIONS À PROPOS DE SES "TYPES"

journal EL DIA - 10/1/1980 - par Eduardo VERNAZZA

Aujourd´hui à la Galerie ARAMAYO, à Punta del este, simultanément dans ses deux salles: "La mesa del Rey Arturo" et Gorlero 811 (salle 008), Alfredo RIBOIRA, peintre et dessinateur compatriote, résidant à Paris, exposera ses œuvres.
Tout le cheminement de son œuvre nous montre ses valeurs qui reposent sur une version de synthèse épurée où on trouve le "type" toujours actuel réalisant des travaux de la vie quotidienne. Garçons de café, femmes dans la rue, musicien ambulant et autant d´autres configurent les motivations que RIBOIRA évoque sur le papier ou la toile.
Cette fois-ci il envoie seulement cinq œuvres majeures en acrylique et une longue série de dessins à l´encre avec des lavis à l´aquarelle ou à l´acrylique qui font ressortir les fonds. C´est précisément dans ces espaces où la capacité inventive de RIBOIRA se reflète à travers ses tracés très particuliers.
Les coups de croix, la verticalité, les espaces complètement entravés par le jeu de la ligne ayant une profusion calligraphique ou une fonction décorative, nous laissent voir le dessinateur épuré qui prend du monde qui l´entoure les personnages qui lui sont chers. Il enlève les détails, il les brûle par étapes et aboutit en quelques lignes à ne laisser que leur attitude. Bien souvent on voit les personnages appuyés sur un objet, presque toujours en attitude nonchalante ou fixe, entre trois espaces où le peintre et dessinateur alterne le placement conscient de la ligne.
Mais il existe encore une autre qualité que RIBOIRA rajoute aux fonds: les encres, les grumes, les rideaux noirs et ajourés laissent cette saveur de contraste qui oppose le fond et la figure. 
L´un, travaillé parfois avec le doute de la technique, avec les réussites ou les erreurs de la calligraphie et l´autre, le centre, le motif défini d´une façon nette avec simplicité et expression: Vision subjective qui imprégne sa vaste série et, bien qu'elle reprenne ses thèmes centraux, elle est quand même très intéressante. 
La série de dessins nous dévoile un peu ce que ses huiles nous confirment comme pièces achevées. Les grandes zones de couleur maintiennent leur relation dans les peintures, elles indiquent d´une façon précise que la méditation du peintre passe avant tout effort spontané. L´œuvre de RIBOIRA est analytique, même si cette vertu semble être exclue à cause du don qu´il a pour la traduire.

Dans les tableaux de RIBOIRA il n´y a aucun visage défini. Ils sont dépourvus de traits, avec prédominance de la silhouette, la réalité du plan géométrique et le style. Nous ne voulons pas comparer l´œuvre de BARRADAS à celle qui nous occupe ici, mais simplement signaler quelques coïncidences existantes entre les déductions du peintre et les conséquences logiques de son regard sur le monde: la sensibilité, l´étroite relation entre l´esprit et la matière, présentent bien souvent ces phénomènes apparents. L´œuvre de RIBOIRA suit la route des "types" avec ses propres caractéristiques et d´autres qualités bien lointaines et différentes de celle du peintre des vierges grises, car elle appartient à une autre époque complètement différente.

LE PEINTRE QUI NE FAIT PAS DES PORTRAITS

journal EL PAIS DE LOS DOMINGOS - 1/1981 - par Dardo BILLOTTO

Le peintre uruguayen Alfredo RIBOIRA vient d’envoyer une partie de ses œuvres pour être exposées dans la galerie de l´immeuble El Torreón, dirigée par Silvio MAROTTI.
Aujourd’hui, EL PAIS DE LOS DOMINGOS parle avec Alfredo RIBOIRA, par un après-midi où l’on peut voir à travers les fenêtres les couleurs grisâtres de la Ville Lumière, de ses idées sur sa peinture et la peinture en général.
Un premier coup d´œil nous montre une peinture originale avec un thème récurrent. Ce thème a été utilisé pour transmettre les postulats de sa peinture et il n´est autre qu´une cohérente dictée d’esthétique. Des hommes en attitude de repos après avoir subi de longues journées de travail; des hommes en attitude de service; des hommes en attitude de compter le temps de leurs vies consacrées à leur métier: garçon de café. Une telle série de peintures révèle le regard personnel d´Alfredo RIBOIRA, qui à travers une interminable suite d´êtres anonymes, trouve que le gris, le noir et le blanc sont les couleurs qui lui ont permis de camper cette série humaine. Une lignée où il cumule, soit au premier plan, soit à l´arrière, d’énormes théières rouges, qui sont les armes de travail de ces hommes.   
Sans doute RIBOIRA rend hommage à ces hommes qui ont donné leurs dos, leurs mains. Et c´est dans ces corps robustes, où le peintre a déposé son regard juste, qu´il trouve la façon de le verser géométriquement sur la toile. Sans doute l´huile est le recours choisi pour couvrir un espace, sagement conduit par un dessinateur qui joue avec les mouvements harmonieux ou qui réduit en quelques traits toute une composition figurative.

Dans la capitale de la peinture
En parlant de ses débuts il dit: "J´ai commencé à peindre en 1958, à Montevideo, avec Jonio MONTIEL, ensuite j´ai pris des cours à l´école des Beaux-Arts de Montevideo et plus tard j´ai poursuivi mes études à Paris".
Il a fait des expositions à Paris et il a été choisi au festival Cagnes-sur-Mer, mais cela ne l´empêche pas d´admettre: "À Paris on peut obtenir des reconnaissances, tel un prix au concours du Café de la Paix, mais on n´arrive jamais à avoir un succès consacré. Parfois je me suis bien demandé: est-il possible pour un uruguayen d´obtenir le succès à Paris? et je me suis répondu: À Paris tout est possible. Le succès peut-être obtenu par un uruguayen, un américain, par un australien, ou par un allemand. Mais Paris est une ville difficile où le succès arrive qu'après de nombreuses années de travail et beaucoup d´années de présence physique dans la ville. À Paris, j´ai trouvé ce que je cherchais: toutes sortes de possibilités créatrices ; il existe un milieu propice pour que l´activité d´un artiste obtienne une réponse". 
"Quand je suis à Montevideo, ou à travers la presse uruguayenne qui arrive ici, je lis des articles sur des compatriotes qui sont passés à Paris et qui disent y avoir eu du succès. Mais cela est relatif, car le sacre d´un peintre à Paris, est un sacre international et immédiatement la personne ou l´artiste est reconnu dans toutes les grandes capitales du monde. Et ce succès n´est pas véritable s´il n´a pas immédiatement des échos au Rio de la Plata. Depuis le temps que j´habite à Paris, je peux dire que le succès n´est pas simplement la présentation d’œuvres à deux ou trois expositions; croire que cela est un succès n´est qu´une forme de publicité qui ne correspond pas à la réalité.  Le succès prend des années de travail, des années de présence qui permettent de se faire connaître et de faire connaître son œuvre".


Le peintre des métiers
Il y a une explication pour cette insistance thématique de peindre des visages anonymes: "J´essaie à travers mes peintures de ne pas réaliser un portrait. J´essaie de ne pas fixer sur la toile les traits spécifiques d´un visage.  Je ne fais pas de portraits, je fais des personnages qu´on peut trouver n´importe où dans le monde. C´est plutôt le métier que je travaille, j´essaie de peindre en me limitant à un développement, à un jeu de composition sur la toile, qui me sert plutôt de motif plastique. Ce ne sont pas des portraits que je veux peindre".
Un critique uruguayen lors de sa dernière exposition à Montevideo, l´a comparé à BARRADAS. Ceci a permis à RIBOIRA de dire:
"BARRADAS a été un des plus grands peintres d´Amérique Latine. Quand Eduardo VERNAZZA a comparé son œuvre à la mienne il m´a fait un compliment surprenant. Je crois que la comparaison de l ´œuvre de BARRADAS à la mienne est due au fait que nous partageons un même point de référence: nous arrivons aux mêmes solutions plastiques à travers des approches différentes. Ceci a été un éloge d´une grande valeur pour moi".

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ALFREDO RIBOIRA: UN PEINTRE QUI REVIENT

17/3/1984 - par M.G.​

Le peintre compatriote, Alfredo RIBOIRA, se trouve parmi nous pour un court séjour. Il sera présent au vernissage de ses œuvres à l’Alliance Uruguay – EE.UU. À cette occasion, il exposera 12 œuvres grand format faites au fusain et à la peinture. Il s’agit, d’après ses propres mots "de toiles qui couvrent une autre étape de ma peinture, il y a un développement des thèmes traités antérieurement".

RIBOIRA se considère comme quelqu’un "d’intuitif", même si sa peinture est considérée comme "intellectuelle". En même temps, il a l’air surpris quand on lui dit que ses peintures sont "uruguayennes". Il considère son art plutôt "une aventure qui naît dans chaque être humain avec la première tape amicale et qui se déroule ensuite selon le destin ou autres circonstances".
 

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Il considère Paris comme la capitale du monde en matière picturale, parce qu’elle est aussi la capitale des idées. Il cherche ses personnages à l’intérieur d’une ligne représentative et il s’arrête un instant pour s’interroger comme il a été interrogé par d’autres. Par exemple: pourquoi toujours ou presque toujours peint il des garçons de café? RIBOIRA se répond et nous répond aussi: "Quand un peintre ou un artiste arrive à connaître le pourquoi de ce qu’il fait, il perd en spontanéité et en authenticité". 
Il déclare: "c’est très difficile de matérialiser les rêves. On ne peut pas toujours faire ce qu’on voit. Je ne me sens pas frustré car je suis conscient de ces limitations là, mais c’est important pour moi d’avoir vaincu ce sentiment ambivalent, qui va du besoin à la crainte de se montrer. J’ai osé. Je peux, encore une fois, montrer au public uruguayen ce que je suis en train de faire, mon œuvre actuelle".

ALFREDO RIBOIRA

12/2/2024 - par Daniel Benoit Cassou

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LA DECOUVERTE DU PEINTRE ALFREDO RIBOIRA

1/3/2024 - Entretien radio à Daniel Benoit Cassou - par Alejandro Michelena y Nelson Caula

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